Laura Isaaz

 

Selon ses propres mots, elle est une parisienne native du Pays Basque. Elle est devenue mère jeune, à 23 ans, âge auquel elle a repris ses études. Elle est entrée en stage au ELLE et y est restée six ans en tant que journaliste mode et beauté. L’année dernière, elle a décidé de quitter le magazine et de se lancer en free-lance, ayant à cœur de tracer son propre chemin et d’avoir davantage de liberté, aussi bien d’un point de vue éditorial qu’humain. Aujourd’hui elle écrit pour différentes marques et continue un peu le journalisme mais surtout elle travaille pour des projets artistiques qui la stimulent. Elle a également lancé Maag, son blog sur lequel elle parle de ses émotions, ses colères, ses goûts avec un peu d’humour et quelques gros mots aussi.

 

Toutes les femmes ont mené un combat à un moment ou un autre. Quel fut le plus important (ou passionnant) challenge dans votre vie ? 

Je crois que c’était au moment de reprendre mes études quand ma fille avait dix mois. J’ai réalisé un jour qu’il était important pour moi, mais aussi pour elle, que je sois indépendante et que je fasse de ma vie quelque chose de passionnant. Ça n’a pas été simple car quand mes amis de l’école allaient boire des bières en fin de journée, je courais récupérer Romy à la crèche et je ne pouvais commencer à bosser mes cours qu’après 22h. J’ai plusieurs fois cru que j’allais lâcher mais j’ai tenu et c’est quelque chose dont je suis très fière aujourd’hui.  

 

À quel moment avez-vous le sentiment de faire preuve de force ? (C’est assez joli ici que vous définissiez ce qu’est finalement la force pour vous)

 

Tous les jours, définitivement. Comme beaucoup de mères célibataires qui se lèvent tous les matins avec l’envie de réussir leur carrière mais aussi d’offrir à leurs enfants la meilleure éducation possible.

 

Tour à tour faites d’ombres et de lumières, ainsi sont les femmes, en écho à la lune qui nous régit.  Quelle est votre part de lumière, quelle est votre part d’ombre ? 

Question difficile. Ma part de lumière réside certainement dans le fait que je suis quelqu’un capable d’aimer profondément. J’ai choisi les personnes qui m’entourent avec soin, elles ne sont pas nombreuses mais elles sont précieuses et à leur contact je deviens solaire. J’aime aimer et j’ai une foi infinie en la vie. Ma part d’ombre je la laisse enfouie autant que je peux mais, comme tout le monde, j’ai vécu certaines choses très difficiles qui ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Les peines peuvent être constructives et je me force à prendre l’ombre pour en faire de la lumière…

 

Exprimez votre conviction la plus importante, le motto qui guide vos pas dans l’existence.

Il suffit d’y croire très fort…

 

Mind upload. Il constitue le point de départ de l’histoire de notre héroïne Alyh (révélée à l’occasion de l’ouverture de notre première boutique début octobre). Elle télécharge son esprit dans un univers digital dans lequel elle évolue et se dépasse. Quelles capacités développeriez-vous si l’aventure vous était proposée. (Ce qui devrait être le cas en 2040).

Réussir à bien cerner les gens et être maitre de mes angoisses.

 


Et si vous pouviez le pouvoir de changer le cours des choses  ? Comment redéfiniriez-vous notre futur, le vôtre ? Utiliseriez-vous ce pouvoir d’ailleurs ?

Non. Je trouve que ce qu’il y a de beau dans la vie c’est d’avoir un chemin et de faire les choix les plus fidèles à qui nous sommes pour ne pas prendre le mauvais. Ça m’angoisserait beaucoup de pouvoir contrôler mon futur. 

 

Ne renonce jamais à… Que diriez-vous à votre fille ?

Ta liberté.

 

The best : ce dont vous êtes la plus fière dans votre carrière ?

La création de Maag en septembre 2019.

Découvrez d'autres articles

Bague ouverte, mouvement perpétuel

Lire l'article

Le 1er octobre, à 11h, je suis là

Lire l'article